Pourquoi 5 démissions au conseil municipal de Charensat?

Pourquoi ces cinq démissions ?  

Le maire François Blanchon a expliqué en réunion du conseil municipal du 26 novembre, qu’il allait signer le compromis de vente pour  acquérir Chancelade le jeudi 28 novembre pour un montant d’ 1 million d’euros. Pour financer  cet achat, la municipalité avait demandé plusieurs subventions (département 50 000€, région 250 000€ et FEDER 500 000€) seule à ce jour, la subvention de la région a été accordée, ce qui porte l’achat à 750 000€. Le conseil municipal s’était engagé par une délibération quelques semaines plus tôt, à ne pas acheter l’étang si toutes les subventions n’étaient pas acquises, alors pourquoi acheter si vite alors que tous les retours de subventions ne sont pas connus ?  Il a alors été demandé par certains conseillers minoritaires que soit ajoutée une condition suspensive au compromis de vente stipulant que toutes les subventions devaient être obtenues pour que l’achat puisse avoir lieu mais le maire a refusé.

De plus, le maire a expliqué qu’il existait un contentieux par rapport à un arrêté préfectoral concernant des travaux à effectuer sur l’étang de Chancelade entre  les propriétaires de l’étang et l’Etat sans plus d’explication.  Après recherche, il existe effectivement un arrêté préfectoral datant de septembre 2017 qui stipule que des travaux de sécurisation notamment de la digue doivent être effectués avant fin 2020, au plus tard, par les propriétaires. Le montant de ces travaux n’est pas à notre connaissance estimé mais serait proche de 300 000€. Si le compromis de vente est signé, les travaux de sécurisation seront à la charge du nouveau propriétaire c’est-à-dire la commune de Charensat et au global le coût de l’opération d’achat dépasserait  le million d’euros, ce qui pourrait avoir des conséquences non négligeables sur les finances et l’avenir de la commune.

Face à cette insécurité financière, à la fois sur le montant des subventions éventuelles et par ailleurs l’augmentation du coût d’achat du fait des travaux probables, nous, les cinq conseillers n’étant pas entendus avons décidé en dernier recours de démissionner.

Thierry Chambon

Patrick Cottet

Agnès Déboudard

Danielle Lenoble

Marc Mourlon

 

 

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