Qualité de l’eau à Charensat: pas de panique!

Suite à l’article paru dans La Montagne du 10 mars 2017, la commune de Charensat apparait en qualité d’eau médiocre.

article eau LaMontagne10032017

Vous pouvez retrouver  les rapports d’analyses d’eau de distribution et production sur le site de:

http://social-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/qualite-de-l-eau-potable

 

On peut noter en vérifiant les résultats que l’eau de la commune est très souvent conforme aux limites de qualité, et non conforme aux références de qualité.

Les eaux distribuées doivent impérativement être conforme aux limites de qualité microbiologiques et chimiques. C’est la réglementation en vigueur. (ex: Paramètres microbiologiques: E. coli: 0/100 ml; Entérocoques: 0/100ml. Paramètres chimiques: Arsenic: 10 µg/l; Nitrates: 50 mg/l; Nitrites: 0.5mg/l; Total pesticides: 0.5µg/l…)
Les références de qualité sont les témoins de fonctionnement des installations et servent à l’évaluation des risques pour la santé des personnes. (Paramètres microbiologiques: Bactéries coliformes: 0/100ml; Bactéries sulfito-réductrices 0/100ml. Paramètres Chimiques: Fer total: 200µg/l; Turbidité: <2NFU…)

 

Dans l’article de La Montagne, c’est de l’arsenic dont on parle et qui est une limite de qualité. On dépasse le taux réglementaire sur le réseau de Chabassière en 2015 mais on est juste à la limite, pas de quoi s’affoler.

Nous savons que certaines sources contiennent trop d’arsenic et dépassent la limite réglementaire. C’est  notamment le cas pour la source de Chancelade qui n’est conservée qu’en cas de secours.

D’autre part, sur les différents réseaux d’eau alimentant les habitants de Charensat, l’eau est très faiblement minéralisée(<200µS/cm) et à pH acide (<7) . Nous avons donc une eau à tendance agressive. Cela provient de la géologie de notre sol. Nous sommes sur un massif granitique. Notre eau a un fort pouvoir de dissolution des métaux. C’est pourquoi, on peut avoir  des traces bleues sur la faïence, c’est dû à la dissolution du cuivre de la tuyauterie.
L’eau agressive provoque de la corrosion (ex : nos ballons d’eau chaude durent moins de 10 ans). Il faut donc faire attention à ne plus avoir de tuyauterie en plomb à l’intérieure de nos habitations. Le plomb peut provoquer de graves intoxications. Les tuyaux en plomb sur le réseau d’eau publique ont dû être changés.
Il faut aussi voir le bon côté des choses : l’eau étant peu minéralisée, on n’a pas besoin d’adoucisseur d’eau, ni d’adoucissant dans les lessives, pas de produits anti tartre, le réglage des machines à laver la vaisselle au minimum, et le savon mousse très bien…

En ce qui concerne la bactériologie, on peut noter la présence de bactéries coliformes sur les réseaux de façon très ponctuelle. La présence de coliformes ne permet pas de déclarer notre eau non potable mais il faut la  surveiller régulièrement. Il faut maintenir un chlore résiduel sur ces réseaux pour permettre de désinfecter l’eau.

On préconise une teneur à 0.10 mg/l au robinet du consommateur et 0.30 mg/l en sortie réservoir. Donc en début de réseau, sortie du réservoir, il est normal de sentir plus le chlore.
Pour limiter cet inconvénient, il suffit de remplir une carafe d’eau quelques heures auparavant et la conserver au réfrigérateur.

Des solutions techniques existent, un entretien du réseau est bien sûr nécessaire et nécessite des investissements.

En conclusion, pas de panique pour notre eau, nous pouvons la consommer sans modération !

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*